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Budget 2013

Devant l’ampleur de la crise financière, l’État réduit de moitié les dotations en faveur des collectivités territoriales soit une baisse de 4,5 milliards d’euros pour la période 2013 à 2015. Parallèlement, le tassement du marché immobilier prive les finances communales de ressources importantes. De plus, la Ville devra verser, en 2013, près de 400 000 euros au titre de l’aide aux communes plus pauvres. Dans ce contexte, la Ville parvient à maîtriser son budget, continue d’investir massivement pour entretenir et transformer son patrimoine tout en maintenant sa politique de solidarité.

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Devant l’ampleur de la crise financière, l’État réduit de moitié les dotations en faveur des collectivités territoriales soit une baisse de 4,5 milliards d’euros pour la période 2013 à 2015. Parallèlement, le tassement du marché immobilier prive les finances communales de ressources importantes. De plus, la Ville devra verser, en 2013, près de 400 000 euros au titre de l’aide aux communes plus pauvres. Dans ce contexte, la Ville parvient à maîtriser son budget, continue d’investir massivement pour entretenir et transformer son patrimoine tout en maintenant sa politique de solidarité.

La gestion d’un budget total d’environ 51 millions d’euros peut relever de l’équation insoluble au vu de l’augmentation des contraintes des dépenses courantes, de la multiplication des normes, de la réduction des dotations ou des conséquences sociales de la crise. Pourtant, l’optimisation de la gestion des services a permis de dégager un autofinancement suffisant pour financer le programme d’investissement au service des Joinvillais.

Une gestion rigoureuse des dépenses de fonctionnement

Avec un budget d’environ 9 millions d’euros (hors personnel), la Ville parvient à répondre aux principaux besoins des Joinvillais (collecte des ordures, nettoyage, entretien du patrimoine, prestations de séjour, petite enfance, restauration scolaire…) tout en diminuant les dépenses de 1,44 %. Cette diminution intervient malgré, notamment, l’évolution de l’inflation et les augmentations des prix de l’énergie.

Soumise à de fortes contraintes budgétaires, la Ville continue cependant d’investir, par exemple avec le développement de l’offre de la petite enfance qui se traduit par l’ouverture le mercredi de la crèche d’Estienne d’Orves, la mise en place d’accueil en journée continue à la halte-garderie Trampoline, l’ouverture d’une classe maternelle supplémentaire à l’école La Fontaine…

La municipalité s’était engagée à contenir les dépenses de personnel à hauteur de 2,5 % par an sur la durée de la mandature. Cette année 14 772 700 € de dépenses sont prévues soit une augmentation de 2,02 % des charges de personnel. La hausse est quasiment intégralement due à des décisions nationales qui s’imposent à la commune (comme l’augmentation du SMIC par exemple).

Un devoir de solidarité

Avec un budget de 2 782 880 € de dépenses, la Ville soutient notamment les associations joinvillaises et le Centre Communale d’Action Sociale (CCAS). Consciente des difficultés de financement des associations, la Ville a augmenté son concours de plus de 10 %. Le CCAS se voit toujours attribuer un haut niveau de subvention pour faire face au mieux à l’accroissement des besoins liés à la crise, ceci après une augmentation de sa subvention de 10 % en 2012 et de 30 % depuis 2009.

Une péréquation de plus en plus prégnante

Le principe de péréquation entre communes apparaît parfois compliqué. Joinville doit ainsi verser des contributions au Fonds national de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales (FPIC), tout en percevant des dotations ayant trait à la solidarité urbaine et la cohésion sociale. Le FPIC consiste à prélever une partie des ressources de certaines intercommunalités et communes pour le reverser à d’autres, moins favorisées. Les territoires peuvent être à la fois contributeurs et bénéficiaires du FPIC. En 2013, la contribution de la Ville au fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales a doublé pour atteindre un montant de 386 000 €. Cet effort représente 21 € par Joinvillais et devrait atteindre 54 € en 2016 soit 1 million d’euros. Par ailleurs, l’État utilise les concours financiers aux collectivités comme un des derniers moyens de réduire le déficit. Ainsi, la dotation globale de fonctionnement connaît une diminution de 69 370 € soit 1,03 %, par rapport à la dotation attribuée en 2012. Les allocations compensant les réformes de la fiscalité locale connaissent quant à elles une baisse de 6,3 %.

Des recettes sous pression

Depuis trois ans, la Ville n’a pas augmenté les taux des impôts des ménages et ceux pesant sur les entreprises. Cette stabilité intervient tandis que les droits de mutation sont frappés par la crise et affichent un recul de plus de 150 000 € par rapport au budget 2012.

La Ville parvient à répondre aux besoins des Joinvillais en fournissant de nouveaux équipements et services sans contracter de nouveaux emprunts en 2013. Elle résout ainsi par une gestion rigoureuse l’équation financière difficile à laquelle de nombreuses collectivités locales sont confrontées.

Des efforts d’investissement importants

Des avancées historiques

Après des dizaines d’années de blocage, la Ville est en négociation pour acquérir les terrains délaissés de l’autoroute, véritables friches, en rive gauche de la Marne. Cette acquisition est historique. Elle permettra à la Ville de maîtriser et de valoriser ces espaces fonciers autour de projets ludiques comme l’aménagement d’un skate park qui sera réalisé en 2013 pour un montant de 210 000 €. Au préalable, 1 000 000 € sont nécessaires pour l’acquisition des délaissés d’autoroutes A4/A86. De plus, la Ville se verra doter, comme prévu, d’un nouveau gymnase. Après avoir reporté l’opération suite à des coûts exorbitants affichés par le précédent architecte, la Ville conduit, en lien avec un promoteur, une nouvelle opération combinant un espace sportif, des logements et une brasserie au sein d’un même bâtiment. Pour améliorer les conditions de travail des services, la Ville terminera la réalisation d’un centre technique municipal sur la fin de l’année 2013.

Amélioration du cadre de vie
Un programme intense de renouvellement de l’éclairage public permet non seulement un embellissement de l’espace public mais aussi des économies substantielles d’énergie. Ce sont ainsi près de 160 candélabres qui seront remplacés en 2013 pour un montant de 713 300 €. De plus, la Ville va poursuivre le programme de mise en place des containers à verre pour 185 000 €. Parallèlement, la Ville veille à l’entretien de sa voirie et à mener des opérations structurantes telle qu’une réfection des trottoirs de l’avenue Galliéni, de la place de Verdun jusqu’à la fourchette de Champigny (côté marché) pour un montant de 324 074 € mais aussi une réhabilitation des petites rues excentrées : la rue Aristide Briand et la rue de l’Égalité pour un montant global de 617 450 €. Les aires de jeux pour les enfants place de Verdun et avenue Wilson vont être réhabilitées pour une somme de 89 000 € et l’extension de l’aire de jeux de la place Mozart va se poursuivre pour un montant de 128 375 €.

Des équipements municipaux à la hauteur des exigences des usagers
Une campagne de ravalement et de réhabilitation du patrimoine communal est mise en oeuvre en 2013 : ravalements de l’école de musique, de l’école du Parangon, du pavillon du club Joinville eau vive, réhabilitation des sanitaires de la maternelle du Centre, faux plafond de l’école Ptit Gibus. De plus, 46 250 € de matériel informatique sont prévus pour les écoles dont l’acquisition d’un chariot mobile de 16 machines pour l’école Polangis.

3 questions à Patrice Gentric
Maire-adjoint en charge des Finances et du Développement durable

En temps de crise, la qualité de gestion d’une ville est un élément permettant de préserver le pouvoir d’achat des contribuables, quelle est la situation à Joinville ?
« La qualité de cette gestion transparaît dans plusieurs indicateurs financiers. Selon les ratios officiels, la Ville a une dette par habitant inférieure de 46 % par rapport à la moyenne. De plus, au vu d’une classification des emprunts effectuée selon les préconisations de la Direction générale des Finances, 100 % de notre dette est située dans la catégorie la plus sécurisée. Par ailleurs, il faut noter que la qualité des comptes d’une Ville fait l’objet d’une notation ou cotation de la part du Trésor Public. Depuis 2008, la Ville a amélioré la qualité comptable et a vu ainsi sa note s’améliorer. Les services municipaux poursuivent un travail constant d’optimisation de leurs budgets de fonctionnement. Depuis 2 ans, les charges à caractère général diminuent alors même que nos différents marchés publics intègrent des clauses de révision de prix. »

Selon un récent sondage, 45 % des Français considèrent que le montant des impôts est le sujet dont les communes devront se préoccuper en priorité. Qu’en est-il à Joinville ?
« La municipalité a fait un choix de responsabilité. Depuis trois ans, les taux d’imposition ont été maintenus à leur niveau actuel. La force de cet engagement doit se mesurer au regard de l’augmentation de la péréquation financière entre communes dont le montant acquitté par la Ville double en 2013. Par ailleurs, la morosité du marché immobilier devrait entraîner une perte de 150 000 euros en 2013. Les efforts de gestion précédemment évoqués permettent d’amortir ce choc. »

Globalement, Joinville est-elle une commune riche ou pauvre ? « La question est simple mais la réponse appelle plusieurs réflexions. En finances locales, la richesse d’une commune s’apprécie de manière relative, c’est-à-dire par rapport aux autres villes. La Ville possède un potentiel financier, indicateur de la richesse d’une commune, proche de la moyenne nationale. Pour autant, son potentiel est inférieur de 20 % à la moyenne régionale. Pour illustrer la relativité du niveau de richesse de Joinville, il faut savoir que Joinville est éligible à la dotation de solidarité urbaine (DSU), traduisant ainsi la faiblesse de ses ressources, notamment due à un tissu d’entreprises peu dense, et l’importance des besoins sociaux de la population. Parallèlement, les ressources de la Ville sont ponctionnées au titre du fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC). »


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