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Budget 2012

Un budget sous contrainte mais responsable et volontaire.

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La crise économique et financière pèse fortement sur le budget 2012 et, plus largement, sur les prospectives financières de la collectivité. Les administrations publiques font face à une diminution sans précédent de la ressource financière. Dans ce contexte, l’équipe municipale a fixé quatre objectifs : une baisse des frais de fonctionnement, un niveau d’investissement élevé, le gel des taux d’imposition et aucun emprunt nouveaux.



Les dépenses de fonctionnement telles que les dépenses de personnel, les charges courantes de services et les subventions représentent une part importante du budget communal. Ce volume financier, de l’ordre de 27,9 millions €, subit des évolutions contraintes comme la hausse du cout de l’énergie ou des matières premières. .Ainsi, tel que le panier de la ménagère, un indice appelé « Panier du Maire » affiche une évolution de 1,7% des charges des collectivités.

Dépenses de fonctionnement en baisse pour une qualité de service maintenue

La Ville devra aussi cette année participer au Fonds de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales, un dispositif de péréquation supplémentaire entre communes « riches » et communes « pauvres ». Ce dispositif technique conduit à financer plus fortement les petites communes rurales. La contribution au fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales est de 140 000 € pour Joinville en 2012 et sera voisine de 1 million € en 2016.

Malgré cette pression, la Ville a pu présenter, par une grande maîtrise de ses services, un budget en baisse globale de 0,22% tout en maintenant des subventions aux associations en hausse (+1,14%) ou des dépenses sociales (+10%) en augmentation.

Un budget sans nouveaux emprunts

Les tensions sur les marchés financiers restent vives. Les collectivités, même celle qui ont une très bonne signature comme Joinville, éprouvent pour la première fois des difficultés à trouver des emprunts. Cette nouvelle contrainte impose aux collectivités locales, responsables de 70% de l’investissement public en France, de s’assurer des financements avant le lancement de tout projet. Ainsi ; de nombreuses collectivités ont dû abandonner des projets faute de financement. La Ville a établi, pour passer sereinement cette période mouvementée, un budget sans faire appel à un emprunt supplémentaire. En effet, les efforts en fonctionnement permettent d’accroitre l’autofinancement, l’épargne nécessaire au financement des investissements.

Pas de hausse des taux d’imposition

Malgré la diminution de recettes importantes comme les dotations de l’État, l’équipe municipale est consciente des difficultés de pouvoir d’achat des ménages joinvillais

Conformément à ses engagements, elle n’augmentera donc pas les taux de fiscalité d’ici la fin de la mandature. Le taux de taxe d’habitation se situe en dessous de la moyenne départementale. Il faut noter que le transfert de la part départementale de la taxe d’habitation n’a pas conduit à une augmentation de contribution pour les Joinvillais.

Un budget solidaire envers les plus fragiles

La dégradation de la situation économique conduit à une fragilisation des plus démunis. Pour faire face notamment à l’augmentation des demandes d’aides, la Ville a augmenté le budget du Centre Communal d’Action Sociale de 10%, soit une augmentation de 42 000 €. Depuis 2008, le budget du CCAS a connu une augmentation de 30%. Dans des circonstances exceptionnelles, la Ville n’hésitera pas à accroitre l’offre d’hébergement pour les sans domicile fixe. Parallèlement, les Joinvillais les plus démunis pourront accéder aux services publics essentiels par des aides octroyées dans le cadre d’un examen de leur dossier par un travailleur social. Solidaire des personnes à mobilité réduite, la Ville réalisera l’accessibilité total des arrêts bus en 2012.

Un budget marqué par le développement durable

Conscient des enjeux pour les générations futures de la mise en place d’actions favorisant le développement durable, la ville maintient son effort dans cette direction. La commune est ainsi à l’avant-garde en signant un des tous premiers contrats de performance énergétique sur le chauffage de ses bâtiments. Près de 790 000 € seront consacrés à améliorer les systèmes de chauffage pour un gain de 15% de consommation par an. Dans ce cadre, la mise en place d’une chaufferie à agro-pellets sera notamment réalisée à l’école maternelle Polangis.
Par ailleurs, 365 000 € seront dédiés au programme d’éclairage public notamment pour remplacer les lampes les plus énergivores. La Ville conduit dans le même temps une action de sensibilisation tant des Joinvillais que du personnel par l’accroissement de véhicules électriques pour les déplacements professionnels et poursuit un plan d’actions issues du bilan Carbone dont les préconisations permettent de réduire l’impact sur l’environnement.

Un budget doublé pour l’amélioration du cadre de vie

L’effort d’investissement de la Ville a doublé depuis la précédente mandature. Cette année, la Ville prévoit notamment la réfection de la voirie place du 8 mai 1945 pour 600 000 € sous réserve du confortement éventuel des carrières souterraines. Cette opération d’aménagement permettra de gagner près de 54 places de stationnement, de faciliter le fonctionnement du marché et de rénover l’éclairage public. La rue Vautier, particulièrement dégradée, fera l’objet d’une réhabilitation avec enfouissement des réseaux et assainissement pour un montant de 394 000 euros. En outre, les enfouissements des réseaux des rues de l’Étoile et de la Mésange, la réfection de leurs trottoirs et de l’éclairage pour 380 000 euros traduisent la volonté de la Ville de traiter les « petites rues » souvent oubliées des programmes d’investissement et qui méritent un effort d’investissement.

Afin de satisfaire les besoins liés à la danse et aux activités sportives, un espace culturel et sportif a été envisagé rue de Paris. La commune a dû résilier le contrat de Maîtrise d’œuvre passé avec l’architecte désignée après concours fin 2010. Après 6 mois d’études, l’architecte a été incapable de respecter les coûts annoncés en phase de concours. La municipalité a dû réaffirmer ses priorités à travers ce projet et en valider le financement. Devant la grande frilosité des banquiers à proposer un emprunt alors que la situation est saine et afin de répondre immédiatement aux besoins liés à la danse, l’équipe municipale a décidé de la construction de salles de danse pour un montant de 2,7 millions €.

Tout en faisant preuve de responsabilité et de prudence dans la gestion des deniers publics, la Ville affiche son ambition pour répondre aux besoins des Joinvillais et pour améliorer les services qui leur sont rendus par l’administration.

Dans le budget 2012, l’effort d’investissement reste conséquent sans faire appel à l’emprunt ?
L’effort d’investissement est effectivement deux fois plus important que sous la mandature précédente. Cet effort est assuré notamment par un autofinancement croissant que la Ville parvient à dégager par la maitrise des charges courantes. En 2012, nous présentons un budget de fonctionnement en légère diminution ce qui semble être une gageure lorsque l’on connait l’augmentation mécanique des différentes dépenses voire la mise en place d’une ponction nouvelle sur la Ville d’environ 146 000 € destinée, via le fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales, aux communes nouvelles. Cette maitrise résulte d’une volonté constante d’interroger les dépenses que nous faisons et de respecter notre engagement de ne pas augmenter les impôts. Enfin, en 2012, la Ville ne va pas souscrire d’emprunts nouveaux et on ne peut que se féliciter de cela au vu du contexte financier.

La diminution du budget 2012 ne va-t-elle pas fragiliser les plus faibles ou peser sur les actions liées au développement durable ?
La Ville a choisi de ne pas reporter sur ses administrés ou les entreprises les conséquences financières de la crise. Au contraire, elle se veut active sur ce front. Ainsi, l’augmentation du budget du CCAS en 2012 est de 10% soit plus de 30% depuis le début de la mandature. Parallèlement, des services nouveaux vont être offerts aux Joinvillais : extension des horaires à compter de septembre 2012 de certaines activités périscolaires, nouveaux séjours, nouvelles actions à l’espace Multimédia...
En matière de développement durable, la Ville maintient le cap et en fait un outil de meilleure gestion notamment dans le domaine du chauffage et de l’éclairage public. En matière de chauffage, la Ville va notamment développer un ensemble d’actions conduisant à une réduction de 15% des consommations d’énergie.

Les subventions aux associations ne représentent-elles pas une variable d’ajustement budgétaire ?
Tout le contexte récent conduit à replacer les finances à leur juste place. Les finances ne font que traduire les priorités de la Ville et on ne peut pas voir l’action associative comme le dernier secteur à soutenir. Au contraire, nous avons, en 2012, augmenté le budget des associations de 1,14%. Néanmoins, il faut rappeler aussi que la Ville, gestionnaire des deniers publics et donc de l’argent des Joinvillais, ne peut pas verser des fonds sans se préoccuper, d’une part, de leur utilisation et, d’autre part, du besoin financier et social de l’association. En clair, verser une subvention à une association dont la trésorerie représente un ou deux semestres de charges n’est pas un signe de bonne gestion et les chambres régionales des comptes ont maintes fois rappelé aux communes la nécessité d’ajuster les subventions aux associations en fonction de leur trésorerie des associations. Enfin, je rappelle que la Ville a tout à fait la possibilité de voter une subvention exceptionnelle pour soutenir une association en difficulté au cours de l’année 2012.


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