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La Marne, promenade au bord de l’or vert

L’histoire des guinguettes est intimement liée aux bords de Marne et à ses rives, sauvages et champêtres jusqu’à la fin du 19ème siècle. Joinville fut le berceau des guinguettes sur la Marne, où prospérèrent canotiers, clubs d’aviron, attirant danseurs, guincheurs et promeneurs au bord de l’eau. Au cours du 20ème siècle, les canotiers sont passés, les guinguettes se sont raréfiées et l’urbanisation a galopé, mais l’aura de quiétude des bords de Marne perdure.

Lors d’une promenade le long de la Marne, du côté de Joinville où des communes avoisinantes, difficile d’imaginer une époque où les guinguettes se comptaient par dizaines, où le canotage, la baignade, les joutes sportives nautiques et les bals attiraient des foules compactes le week-end où l’on venait se détendre ou s’encanailler. Chez Jullien, pour la postérité, restera la première Guinguette à s’établir sur les bords de Marne, précisément sur l’île Fanac, en 1860. En cette deuxième moitié du 19ème siècle, la Marne serpente au milieu d’une campagne pas encore investie par l’homme. L’ouverture de la ligne du Chemin de fer de l’Est et de la Bastille vont bouleverser le calme de cette campagne immaculée. La première conduit à Nogent et son pont de Mulhouse, l’autre relie la gare de la Bastille à la Varenne via Joinville. Le bon air de la campagne des bords de Marne tend désormais les bras aux Parisiens.

Dès lors, et jusqu’à la moitié du 20ème siècle, les guinguettes vont se développer, de Maisons-Alfort jusqu’à Chelles en passant par Gournay, Nogent, Champigny, Joinville, soit 3 départements franciliens traversés par la rivière qui prend sa source sur le plateau de Langres, en Haute-Marne.

L’urbanisation se développe, les Parisiens quittent alors la capitale pour s’installer sur les bords de Marne. A Joinville, en 1906, les usines cinématographiques des frères Pathé s’installent sur l’actuel quai Péri, bientôt suivi par les mythiques studios de cinéma.

L’attrait de la Marne est à son apogée entre les deux guerres, le cinéaste Marcel Carné immortalise cette époque avec Nogent, Eldorado du dimanche, un court-métrage narrant l’échappée dominicale de la jeunesse parisienne dans les guinguettes des bords de Marne. Au tournant des années 1950, les congés payés sont passés par là et la démocratisation de l’automobile éloigne les touristes des guinguettes qui mettent en nombre la clé sous la porte. L’interdiction de baignade en 1970 sonne le glas d’une certaine idée des bords de Marne.

La prise de conscience, insufflée par des passionnés de la Marne, de la nécessité de préserver le riche patrimoine des bords de Marne naît à la fin des années 80. La rénovation des berges et des quais de la Marne combinée aux efforts d’assainissement de l’eau de la rivière témoignent de la volonté des pouvoirs publics de préserver et de valoriser un patrimoine naturel exceptionnel.

A Joinville, en amont et en aval, au milieu coule une rivière où hier fleurissaient les guinguettes et où aujourd’hui, les rameurs et kayakistes glissent, les péniches transitent et les promeneurs viennent toujours gouter aux délices paisibles d’une promenade au bord de l’eau.


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