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Le risque mouvement de terrain à Joinville

Environ un cinquième du territoire communal est concerné par l’existence d’anciennes carrières souterraines. Il s’agit de la partie "haute" de la communes, occupée par le centre ville.

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Deux niveaux géologiques, datant du Tertiaire, on été exploités à Joinville :

  • le ludien pour la fabrication de la chaux et du plâtre,
  • le lutécien pour la pierre à bâtir.

Différents modes d’exploitation du calcaire grossier supérieur ont été pratiqués. Dans la plupart des cas, il s’agissait d’une exploitation par piliers tournés (grandes chambres soutenues par des piliers naturels ou construits) mais au nord de la rue Jean Mermoz il s’agissait d’une exploitation par îlots (sorte de ramification de nombreuses petites pièces).

L’origine de ces carrières remonterait au XIIème siècle, les calcaires de Joinville ayant notamment pu servir à la construction de la Bastille. L’accès à ces carrières a longtemps été fait à flanc de coteau, à partir des bords de Marne. L’arrêt de l’exploitation remonte au XIXème siècle les cavités ayant été utilisées jusqu’à la moitié du siècle à la culture des "Champignons de Paris". Notons que cette zone d’exploitation s’étendais également sur les communes limitrophes ’Nogent, St-Maurice, etc.) La totalité de ces galeries ne sont cependant pas connues. On estime en effet actuellement à 80% la connaissance des emplacements d’anciennes carrières en banlieue. Il existe d’ailleurs plusieurs accès aux carrières de Joinville.

Les carrières les plus instables sont celles reposant sur des piliers. Globalement ces carrières sont peu profondes par rapport à la surface du sol : de l’ordre de quelques mètres. La hauteur moyenne des vides est comprises entre 1,5 mètres et 2,5 mètres mais peut atteindre parfois des hauteurs proches de 10 mètres. Dans certains secteurs le ciel de carrière présente des fissurations. On recense la présence de cloches de fontis (éboulement du toit de la carrière) en nombre assez grand, leur évolution ne pouvant pas toujours être suivie. la progression de ces fontis est relativement aléatoire mais peut-être favorisée par des phénomènes de dissolution ou d’entraînement des particules fines du sol par les eaux (présence à Joinville de la Marne et du canal de Saint Maur pouvant contribuer à des circulation d’eau souterraine). Par contre, les phénomènes de trépidation ne semblent avoir que peu d’influence que la stabilité des anciennes carrières de calcaire grossier.

Les signes précurseurs d’un accident peuvent être un tassement de terrain, des fissures sur les bâtiments, la difficulté à fermer des portes, des ruptures de réseaux. Rappelons, cependant que les carrières de calcaire grossiers sont beaucoup moins accidentogènes que celles de gypse comme au nord et au nord-est de la capitale (hauteur des chambres moins grandes et moins de phénomènes de dissolution).

L’accidentologie demeure en effet relativement faible à Joinville. Un seul accident (localisé sur la voirie et donc sans conséquence grave) aurait eu lieu ces 15 dernières années. Cette fréquence semble à peu prés identique sur les communes de Saint-Maur, Saint-maurice et Nogent. Malgré sa faible probabilité, le risque existe toutefois tel qu’en témoigne le tragique accident d’Issy-les-Moulineaux de 1961 où plusieurs pavillons ont été engloutis suite à l’effondrement d’une carrière de calcaire grossier.

Le Plan d’Occupation des Sols prend en compte l’existence de ce risque. L’Inspection Générale des Carrières (I.G.C.) est consulté pour chaque permis de construire sur un terrain situé dans le périmètre de risque, quelque soit l’objet des travaux. Cette procédure n’interdit pas les constructions sur les terrains concernés, mais les subordonne à des mesures constructives à prendre pour garantir la stabilité des bâtiments devant être édifiés et la sécurisation de leurs abords : fondations profondes, consolidation souterraines, traitement des terrains, fondations superficielles armées, etc.


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