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Quelques mots d’histoire

Prémière publication : 03/10/2011 | Mis à jour : 02/08/2012

Du Moyen-Âge jusqu’au 18ème siècle : le Pont de Joinville

La commune faisait partie des terres appartenant à l’Abbaye de Saint-Pierre-des-Fossés, qui avait accueilli le 13 novembre 868, les reliques de Saint-Maur et était donc devenue l’abbaye de Saint-Maur-des-Fossés. En 1205 l’archevêque Eude de Sully dote l’abbaye d’un pont sur la Marne dénommé « Pons Olini », « Pont Olin », c’est-à-dire « Pont au lin ». Sur les rives se constitue vers 1259 le hameau de « Pont des Fossés », puis « Pont de Saint-Maur » et enfin « Branche du Pont de Saint-Maur ». Le pont est construit en bois et abrite deux moulin, il est gardé par une garnison de 120 hommes armés. En 1590, tous les hommes de la garde du Pont ont été tués par l’armée du Roi de Navarre Henri IV qui voulait aller à Paris. Le Hameau du Pont a été détruit ce même jour. En 1716-1718 il sera reconstruit en pierre et le premier pony en pierre date de 1715. En 1835, il sera remplacé par un second pont. Le pont en béton actuel date de 1937-1943. Il devient rapidement un passage très emprunté. En 1731, le parc de Vincennes est clos de murs. C’est un coup sensible pour les commerces du village, les charrois délaissent Joinville pour traverser la Marne au pont de Charenton. Vers 1790, le hameau dépasse les 150 habitants.

L’essor du XIXème siècle : l’arrivée du chemin de fer et la mode du canotage

C’est en 1831 que le Conseil municipal décide de changer de nom d’origine « Branche du pont de Saint-Maur » en « Joinville-le-Pont ». Mais la commune naît officiellement le 29 août 1831 par une ordonnance de Louis-Philippe et comptait à peine 580 habitants principalement regroupés autour de la rue du Pont (actuellement rue Jean Mermoz sur la rive droite) et des vestiges de la chapelle Saint-Léonard. Sous le Second Empire, Joinville gagne ses lettres de noblesse et connaît un succès croissant. En 1855, l’Impératrice Eugénie fait construire à Joinville la ferme de la faisanderie à l’extrémité du plateau de Gravelle. En 1855 débutent aussi les travaux de chemin de fer de la ligne Bastille-La Varenne. Le 22 septembre 1859 un premier train circule sur les 17 km de trajet en courbe qui passe par Saint-Mandé, Vincennes, Fontenay-sous-Bois, Nogent-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Saint-Maur-le-Parc, Champigny et Saint Maur-la-Varenne. Chose rare sous le Second Empire (1852-1870), cette ligne est principalement destinée aux transports de voyageurs et non pour l’industrie et le commerce. Elle a été conçue pour relier Paris au Bois de Vincennes et aux guinguettes des bords de Marne. La plus forte fréquentation était enregistrée le dimanche, surtout à Joinville-le-Pont. La mode du canotage, venue d’Angleterre, fait entrer Joinville dans un véritable âge d’or : guinguettes, passeurs, loueurs et constructeurs de canots s’installent un peu partout. Joinville devient rapidement un lieu de villégiature pour les Parisiens qui recherchent le calme des bords de marne. Ce sont là les « beaux dimanches de Joinville » immortalisés par le film « la Belle Équipe » dans lequel Jean Gabin chante le célèbre refrain : « Quand on s’promène au bord de l’eau... » (1936). Cette arrivée massive de nouveaux habitants permet au centre historique de la commune de se développer considérablement, particulièrement autour de la rue de Paris. Au début du siècle, la rue de Paris est élargie et pavée. Elle accueille le tramway.

La guerre de 1870 interrompt cette liesse populaire, mais la fête reprend de plus belle jusqu’en 1914. L’arrivée de l’automobile participe au déclin de cette popularité liée à la Marne. C’est en 1952 qu’une chanson fait à nouveau connaître le nom de Joinville dans la France entière : "Chez Gégène", interprétée par Roger Pierre et Jean-Marc Thibault puis reprise par la suite par Bourvil.

Refrain de la chanson :

« A Joinville le Pont Pon ! Pon ! Tous deux nous irons Ron ! Ron ! Regarder guincher Chez chez chez Gégène Si l’coeur nous en dit Dis dis On pourra aussi Si si Se mettre à guincher Chez chez chez Gégène »

Les Champs de courses de Gravelle (futur Vincennes) et du Tremblay (actuellement un parc départemental) sont inaugurés en 1863 par l’impératrice Eugénie. La création de l’Ecole Normale Militaire de Gymnastique à la Redoute de la Faisanderie date de 1852. Ces événements contribuent à la renommée de la commune. Ces équipements étaient sur le territoire Joinvillais. Une loi votée en 1919, déclasse toute la zone militaire du Bois pour l’annexer à la Ville de Paris. Cette Loi ne fut appliquée que le 19 avril 1929, date à laquelle la commune de Joinville fut amputée de ses 103 hectares du Bois de Vincennes. Le sport a toujours été roi à Joinville, avec sa célèbre école militaire, dont sera issue le célèbre « Bataillon de Joinville », les plus nombreuses et les plus anciennes sociétés d’aviron (SN Marne, 1876, SN En Douce, 1886 et Club Nautique de Paris, 1891, US Métro et ASPP, plus récentes), le canoë-kayak, l’athlétisme et le football. A la fin du XIXème et au début du XXème siècle, les quartiers de Palissy puis de Polangis (sur le domaine de l’ancien Château) sont lotis.

Le début du XXème siècle marqué par les industries photographique et cinématographique

C’est en 1900 que Joseph Jougla installe sa grande usine de produits photographiques à Plangis. Elle sera rachetée par les frères Lumières en 1910. Les plaques photographiques JOUGLA ainsi que les appareils 24*36 Lumières ont connu une renommée mondiale. Cette usine fermera ses portes en 1965 après avoir dnnée son terrain au collège Jules Ferry et au groupe d’immeubles modernes actuels. Charles Pathé et Léon Gaumont se disputaient le marché du cinéma. Léon Gaumont installe ses studios dans le haut de Saint-Maurice. Ils deviendront par la suite les studios Paramount jusqu’en 1975. L’ensemble « Panaramis » occupe maintenant ce lieu. Charles Pathé, par peur des incendies, décide de diversifier ses lieux de production. Il trouve à Joinville un vaste terrain vide près du pont, proche de Paris et de Vincennes. Dès 1906, l’usine de Joinville est chargée de perforer les bandes de films vierges, de les impressionner avec les négatifs réalisés à Vincennes, de les développer, fixer, laver et sécher et enfin de les expédier (200 envois par jour). L’usine de Joinville (dont certains bâtiments sont des constructions du type Eiffel) englobe les ateliers de traitement et les ateliers de fabrication des appareils Pathé-Baby et les actualités Pathé Journal. En 1920 Charles Pathé vend ses studios (Vincennes et Montreuil) ainsi que son appareil de production (l’usine de Joinville et la fabrication des projecteurs Pathé Rural) à la nouvelle Société Pathé Consortium Cinéma. La fusion des laboratoires Pathé et Gaumont a lieu en 1947. Ensemble, ils forment la GTC (Société Générale de Travaux Cinématographiques). Elle développe les rushes négatifs tournés dans les studios voisins ou à l’extérieur. Chaque semaine, GTC tire les quelque 350 copies des « Actualités Pathé », ainsi que des centaines de copies de grands films. Chaque mois, ce sont 1 million et demi de mètres de pellicules qui sont produits par l’usine GTC soit 20 000 km de films par an, un demi-tour de la terre ! GTC assure également des trucages et des effets spéciaux pour les scènes de films (c’est la Postproduction) ainsi que des tirages et les sous-titrages des films.

En 1987, la SFP quitte définitivement les studios Joinville pour installer ses studios à Bry sur Marne

Victime notamment de l’essor du numérique les sociétés de post production connaissent des difficultés. En 2009, les trois filiales du groupe Eclair GTC, G2M et Centrimage sont mises en liquidation judiciaire et fermées.

Jusqu’à nos jours

Après la Première Guerre mondiale, qui marqua une rupture dans le rythme d’accroissement de la banlieue, la crise du logement prit une tournure aiguë. On assiste alors entre 1919 et 1930 à un véritable raz de marée de lotissements notamment dans le « bas ». La guerre 1939-1945 eut pour conséquence d’arrêter l’extension pavillonnaire. Les décennies de l’après-guerre furent marquées par une architecture d’un genre nouveau inspiré du fonctionnalisme qui donna à Joinville des immeubles collectifs importants sur la partie haute de la ville et un nouvel hôtel de ville. La construction de l’autoroute A4/A86 en viaduc au dessus de la Marne, en 1975, bouleversa le paysage des bords de Marne.



  1. Carte postale de Joinville-le-pont

  2. Carte postale de joinville-le-pont

  3. Ancienne locomotive

  4. Le Pont de joinville

  5. Le bras de Polangis

  6. Les bords de Marne

  7. Le Boat House

  8. l’ancienne usine GTC

Mairie de Joinville-le-Pont

23 rue de Paris

BP. 83 94344 Joinville-le-Pont Cedex

Tél. : 01 49 76 60 00

Mail : courrier@ville-joinville-le-pont.fr

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